Jeux olympiques de Tokyo : le CIO choisit d’attendre

Updated: Jul 9

Pas de « décisions radicales » alors que l’avenir de la crise du coronavirus est encore incertain, a décidé mardi le Comité international olympique, concentré sur la question des sélections.



A plus de quatre mois des Jeux olympiques de Tokyo 2020, et sous pression du gouvernement japonais pour les maintenir à la date prévue, le Comité international olympique (CIO) ne veut pas céder à la panique : il s’est de nouveau prononcé mardi 17 mars contre toute décision précipitée quant à la tenue de l’événement phare du sport mondial.

Même si l’incertitude gagne les sportifs du monde entier, même si l’UEFA a choisi mardi de décaler d’un an son championnat d’Europe de football, « il n’est pas nécessaire de prendre de décisions radicales », a plaidé le CIO, à l’issue d’une réunion téléphonique de sa Commission exécutive.


Les dates du 24 juillet au 9 août demeurent, pour l’heure, et « toute spéculation à ce stade serait contre-productive », estime le CIO.

Fin février, au moment où l’épidémie gagnait l’Occident, le doyen du CIO Dick Pound avait estimé que fin mai serait une date butoir pour trancher sur la tenue des Jeux. Depuis, il se fait discret. La ligne officielle est celle donnée par Thomas Bach, président omnipotent de l’instance : aucun report n’est envisagé.


« Tout suit son cours »


Le président du Comité olympique australien John Coates, qui préside la Commission de coordination des JO 2020, a d’ailleurs rappelé ce mardi que Dick Pound n’avait fait qu’émettre une opinion personnelle. « Tout suit son cours pour l’ouverture le 24 juillet », a-t-il déclaré dans la presse australienne, estimant que la situation était plus incertaine à l’époque des Jeux olympiques de Moscou 1980, boycottés par une soixantaine de pays dont les Etats-Unis.


Officiellement, le CIO compte sur une accalmie de la pandémie grâce aux mesures de confinement mises en place dans le monde entier. L’instance « se félicite » du soutien des dirigeants du G7, citant dans son communiqué le premier ministre japonais, Shinzo Abe, qui souhaite que les Jeux olympiques et paralympiques se déroulent « à la perfection, comme preuve que l’humanité aura su vaincre le nouveau coronavirus ».


La préoccupation immédiate du CIO comme des sportifs, pour l’heure, concerne les critères de sélection pour les JO de Tokyo. L’annulation de la quasi-totalité des compétitions sportives dans le monde, ainsi que les difficultés de se déplacer pour les sportifs, va contraindre les fédérations internationales à modifier, chacune de leur côté, les critères de sélection.

Seuls « 57 % » des quelque 11 000 sportifs qui doivent participer sont déjà qualifiés pour les JO, souligne le CIO. Pour les autres, il travaillera avec les fédérations internationales afin d’apporter « les modifications pratiques nécessaires à leurs systèmes de qualification respectifs ».


Les critères de sélection modifiés et communiqués début avril

Les épreuves de sélection encore programmées pourront être qualificatives à la condition que toutes assurent « un accès équitable à tous les athlètes et équipes » - ce qui, dans les circonstances actuelles, semble une condition difficile à remplir.


Par la suite, les attributions de quotas restant devront reposer sur les résultats passés ou les classements mondiaux, et refléter « dans la mesure du possible les principes existants des systèmes de qualification respectifs », notamment le principe de qualification par continent ou région.


« Une augmentation du quota d’athlètes sera envisagée au cas par cas dans des circonstances exceptionnelles, avec le concours du comité d’organisation de Tokyo 2020 », ajoute le CIO.

Quoi qu’il en soit, ces mesures seront proposées par les fédérations internationales et communiquées au début du mois d’avril.

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